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Le blog des Saltimbanques de Venise

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La Robe pour le Carnaval de Mouscron

La Robe pour le Carnaval de Mouscron



     N'étant pas de taille à rivaliser dans les costumes Vénitiens avec nos amis Olia&Klod, nous avançons petit à petit avec le costume de Nicoletta.
     Nous travaillons avec un existant couleur rouge bordeaux que nous travestissons afin d'obtenir un ensemble de haute tenue pour le carnaval de Mouscron.

     Samedi 2 mai, a l'heure de la sieste nous voici belle-maman, Nicoletta et moi même à l'ouvrage puisqu'il s'agit de raccourcir cette jolie robe.



La prise de mesure est très importante car il ne faut pas oublier que la bonne longueur c'est:
" quand les deux pieds touchent par terre..."
Trêve de galéjade, au boulot! Après plusieurs minutes de discussion sur la longueur idoine, nous tombons d'accord pour dire qu'il faut raccourcir de 7 cm.
Voici donc les deux femmes, centimètre de couturière en main, prêtes à mesurer et marquer ces 7 cm sur le pourtour de la robe.


      



     Une fois ceci fait, il devient évident qu'il ne sera pas possible de faire un ourlet  aussi large ; il faut donc couper  l'excédent!

     A partir de là , nous entrons dans le monde vrai de la couture car qui dit couper dit aussi bâtir et ourler. Ceci ne fait peur à personne et gaillardement, ciseaux en main , belle maman coupe dans le tissu sous l’œil curieux des assistants.


    

     A la fin de la découpe nous soupirons de soulagement; pas d’accrocs, tout est allé pour le mieux. Il ne reste plus qu’à faire l’ourlet.  La machine à coudre est installée sur la table; le fil promptement enfilé,  un petit bout d’essai pour dire: et c’est… bourrage… le fil de dessous boucle à qui mieux mieux, une catastrophe. Penaud, j’avoue ne rien y comprendre d’autant plus que nous avions réalisé une housse de coussin quelques semaines plus tôt et que nous n’avions pas eu ce problème. Essais de réglage, changement de canette, de bobine; rien n’y fait! Nous avons juste réussi à allonger le pas de la griffe. Nous voici donc stoppés net par ma machine à coudre.


 

                 A l’impossible nul n’est tenu; il me revient en mémoire que je dois toujours avoir la machine de ma sœur quelque part au fond d’une armoire. Gagné ! La Singer est là, bien rangée depuis… plusieurs mois… en bas de l’armoire. Vite installée, vite prête, je me mets aux commandes,  un bout d’essai sur le morceau découpé, c’est parti… et bourrage…!

Mais qu’est-ce donc que cette épidémie ?

Devant ma mine déconfite, belle maman me dit: «  Pas d’inquiétude demain j’amènerai ma machine à coudre… »


Dimanche 3 mai

            En ce bel après-midi  nous partons ma fille et moi chercher des trésors dans une braderie vide grenier voisine et laissons Nicoletta et sa maman aux prises avec une troisième machine à coudre. Ce n’est pas une fuite de ma part, la braderie était prévue depuis longtemps.

            A notre retour nous avons trouvé belle maman, l’œil rivé sur l’aiguille de SA machine, qui ourlait plus vite que son ombre. Elle m’accueillit d’un tonitruant : « Tu vois Maurizio, celle là elle marche du tonnerre!  J’ai presque terminé.»  Et c’était vrai!!! Quelques minutes plus tard la robe supportée par son cintre pendait à la tringle à rideaux du séjour. C’était une première pour nous et qui plus est, une réussite.

            Pas trop le temps de se complimenter, il nous faut maintenant résoudre le problème de la sur-jupe en tulle qui du coup traîne en longueur. Nicoletta propose de couper ce qui dépasse puis de faire un ourlet. Belle maman et moi restons circonspects devant cette proposition qui me semble s’apparenter aux travaux d’Hercule. Je propose de ramener le surplus sur la robe et de le coudre plus haut… pas encore ça. L’idée finale est le résultat d’une réflexion collégiale qui, à force de tâtonnements,  aboutit a ramasser le tulle en un bandeau sur lequel nous cousons de minuscules roses en papier que nous avions trouvé lors de notre escapade au marché St Pierre.

            Aussitôt dit aussitôt fait, nous décortiquons d'abord ce mini bouquet  pour récupérer les fleurs qui le compose, puis nous les cousons une à une sur le bandeau de tulle.  C'est dans une ambiance bonne enfant que nous faisons voler fils et aiguilles tous les trois de concert ;  nous cessons de rire lorsque Nicoletta s’aperçoit que chacun coud le bandeau avec la fleur à sa manière, sur des hauteurs différentes et pas toujours à la bonne place.

 



           J’avoue être le principal fautif dans cette affaire, la reproduction à la chaîne n’étant pas mon fort ! « Faire et défaire c’est travailler » comme le disait souvent ma mère. Me voici donc à découdre fleurs et bandeau de tulle. Comme j’avais bien serré le tout de peur qu’il ne se découse, j’ai quelques difficultés à défaire. Au bout du compte 4 roses cousues puis 4 roses décousues puis 4 roses recousues, à moi tout seul j’avais réussi à coudre un tiers des fleurs en en ayant posé que 4. J’aime bien les maths comme ça…

Voici quelques photos de notre chef d’œuvre.





 








Suite de la robe de Mouscron le week-end prochain.


Maurizio